La transition énergétique française repose sur trois axes : réduire la consommation d'énergie, développer les énergies renouvelables et maintenir la sécurité d'approvisionnement. Pour un consommateur, elle se traduit en 2026 par une électricité presque entièrement bas-carbone, des offres vertes adossées aux garanties d'origine et un tarif réglementé qui suit le coût des réseaux et du parc de production. Les grandes orientations sont fixées par la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE).
Mix électrique : ce que dit le dernier bilan de RTE
Selon le bilan électrique 2025 de RTE, la production nucléaire a atteint 373,0 TWh, en hausse de 11,3 TWh par rapport à 2024, grâce à une meilleure disponibilité du parc. La production hydraulique est revenue à 62,4 TWh, un niveau conforme aux moyennes historiques après une année 2024 exceptionnellement pluvieuse. Le solaire (+8,1 TWh) et l'éolien (+2,8 TWh) ont continué de progresser.
Au total, l'électricité bas-carbone (nucléaire et renouvelables) a représenté 95,2 % de l'électricité produite en France en 2025. Le pays reste largement exportateur : RTE chiffre le solde net des échanges à 92,3 TWh dans le sens des exportations sur l'année.
Energies renouvelables et offres vertes
Les fournisseurs proposant des offres d'électricité 100 % verte (Ekwateur, Planète Oui, Enercoop) s'appuient sur les garanties d'origine (GO) européennes, qui certifient qu'un kWh équivalent a été produit à partir de sources renouvelables. Ces offres ne sont pas forcément plus chères que les offres classiques. Le développement des parcs éoliens et solaires doit par ailleurs composer avec la protection des milieux naturels, encadrée notamment par le réseau Natura 2000 et ses règles pour les projets énergétiques.
Nucléaire et avenir du parc
EDF prévoit la construction de six réacteurs EPR2 sur les sites de Penly, Gravelines et Bugey. Dans son communiqué sur le devis du programme EPR2, l'entreprise indique que la mise en service du premier réacteur, à Penly (Seine-Maritime), est désormais visée pour 2038, la décision finale d'investissement étant attendue fin 2026. D'ici là, des réacteurs existants continuent à être prolongés au-delà de 40 ans après accord de l'autorité de sûreté nucléaire.
Conséquences sur votre facture
Le tarif réglementé d'électricité est proposé par la CRE puis arrêté par l'État : depuis le 1er août 2026, il s'élève à 0,2001 €/kWh TTC en option Base 6 kVA (0,1361 € hors taxes selon la délibération de la CRE du 15 juillet 2026). Il a augmenté de 10 % en février 2024 après la fin du bouclier tarifaire. Au 1er août 2026, la CRE a proposé une évolution du niveau moyen des tarifs réglementés de + 2,5 % TTC, liée à la hausse du tarif d'utilisation des réseaux (TURPE) et à l'intégration du nouveau mécanisme de capacité, en partie compensée par une légère baisse de l'accise sur l'électricité.
Les futures évolutions dépendront du coût du parc nucléaire rénové et des nouveaux réacteurs, des capacités renouvelables installées et des prix de marché de gros européens. Pour remonter aux origines de ces choix de politique énergétique, voir le bilan du Grenelle de l'environnement et son impact énergétique.
Part bas-carbone, premier EPR2 et tarif réglementé d'août 2026
Quelle part de l'électricité française est bas-carbone ?
D'après RTE, 95,2 % de l'électricité produite en France en 2025 provenait du nucléaire et des énergies renouvelables.
Quand le premier EPR2 doit-il entrer en service ?
EDF vise 2038 pour le premier réacteur, à Penly, avec une décision finale d'investissement attendue fin 2026.
Le tarif réglementé a-t-il augmenté en août 2026 ?
Oui : la CRE a proposé une hausse moyenne de 2,5 % TTC au 1er août 2026, principalement due au coût des réseaux et au mécanisme de capacité.
















