Énergie : une baisse apparente de la précarité énergétique en France

Baisse des tarifs réglementés du gaz, tarifs maintenus pour l’électricité, chèque énergie revalorisé… autant de bonnes nouvelles pour inaugurer 2019 qui devraient avoir un peu raison des derniers chiffres de la précarité énergétique.

Selon l’indicateur de l’Observatoire national de la précarité énergétique, la situation demeure et pèse surtout sur les foyers les plus modestes.

Baisse de prix et aides financières

L’année 2019 avait bien débuté. Les consommateurs se chauffant au gaz ont pu constater une baisse de 1,9 % sur les tarifs réglementés du gaz. Une bonne nouvelle pour celles et ceux désireux de réduire leur facture d’énergie qui pèse lourd dans le budget chaque mois.

L’électricité voit aussi son tarif régulé maintenu au moins jusqu’à l’arrivée du printemps. Quant au chèque énergie, il sera revalorisé à la même période de 50 euros, ce qui l’amène à un montant de 200 euros dont vont pouvoir bénéficier 5,8 millions (+ 2,2 millions de foyers depuis janvier 2019) de foyers aux revenus modestes. Même le fioul n’est pas en reste avec une récente baisse du cours du pétrole. L’occasion de pouvoir remplir les cuves des chaudières à fioul à coûts plus bas.

La précarité énergétique demeure

On pourrait penser que ces différentes baisses de prix et coups de pouce financiers auraient eu un effet sur les chiffres de la précarité énergétique en France. Mais l’Observatoire national de la précarité énergétique (ONPE) a publié un indicateur qui confirme que la précarité énergétique reste une situation préoccupante en France. D’après ce dernier, 11,6 % des foyers se trouvaient dans un contexte de précarité énergétique en 2017, soit 3,3 millions de foyers (6,7 millions de personnes dans l’Hexagone).

8 % du budget dédié à l’énergie

Ces Français subissant la précarité énergétique dédient 8 % de leur budget aux dépenses d’énergie au sein de leur logement. Ce pourcentage dépasse de presque deux fois le taux médian. Et on constate que cela concerne 30 % des foyers les plus modestes. L’ONPE se basesur un calcul bien précis, à savoir l’unité de consommation qui permet d’intégrer la composition des foyers.

La précarité énergétique fait partie des principales causes de surconsommation énergétique dans les logements des particuliers. Beaucoup l’ont montré du doigt, à l’image de l’ADEME qui attire l’attention sur l’importance de la rénovation énergétique au sein des logements mal ou pas isolés. Parmi les mesures mises en place par l’État pour y remédier figurent des aides dédiées à la rénovation énergétique des logements, dont le chèque énergie.