Floatgen, première éolienne flottante française qui produit de l’électricité !

L’éolienne « Floatgen », technologique jusqu’au flotteur

Floatgen a des dimensions à couper le souffle : 80 mètres de diamètre, plus de 100 mètres de haut, soit un immeuble de 30 étages, et un socle de 11 mètres d’épaisseur. Un an de chantier au port de Saint-Nazaire et 25 millions d’euros ont été nécessaires pour que cette première éolienne flottante voie le jour.

Remorquée jusqu’au site, elle a ensuite été pourvue en câbles en nylon, pour assurer la fixation de l’ouvrage, par l’École centrale de Nantes. L’éolienne peut ainsi affronter des vagues de 16 mètres.

Réalisé en forme de carré de plus de 30 mètres, positionné sur un côté de l’éolienne, le flotteur permet de faire stagner l’eau en son centre, ce qui apporte une solidité supplémentaire.

L’éolien flottant a pris son envol

Dotée d’une turbine de 2 mégawatts, l’éolienne flottante est opérationnelle depuis le 18 septembre 2018. Elle peut produire de l’électricité pour 5 000 habitants. Alors que près de 4 000 éoliennesposées (installées sur des fondations) dans le sous-sol marin sont déjà installées en mer du Nord, sans qu’aucune ne soit encore fixée sur le sol français, seuls huit démonstrateurs d’éolien flottant comme Floatgen existent dans le monde.

Paul de la Guérivière, PDG d’Ideol, l’un des principaux soutiens du projet, n’a pas caché sa joie : « l’éolien flottant va permettre à la France de rattraper son retard en passant directement à l’étape suivante ». Le concept de la structure, des fondations flottantes ancrées aux sous-sols marins par un système de câbles, va devenir la technologie de l’avenir, selon lui.

La profondeur des mers, la clé

À la différence des éoliennes posées performantes jusqu’à une profondeur de 40 mètres, les éoliennes flottantes sont conçues pour fonctionner depuis de grandes profondeurs.

Elles présentent aussi l’avantage de pouvoir être installées loin des côtes donc au plus proche des vents les plus puissants pour la production d’électricité, contrairement aux éoliennes terrestres.

Pour les personnes qui n’adhèrent pas à la dimension esthétique de l’éolien, ce projet d’installation en pleine mer a du bon. Les profondeurs marines sont donc la clé de la performance pour ces ouvrages d’envergure au concept déjà performant. Et une chance pour les porteurs du projet de voir plus loin.

L’avenir en éolien flottant

À ce jour, quatre projets pilotes ont été soutenus par le gouvernement : un en Bretagne et trois en Méditerranée. La « grande bleue » est un site idéal pour voir se développer l’éolien flottant étant donné ses profondeurs.

Des sites français, d’ores et déjà localisés, pourraient avoir le potentiel pour assurer la production d’un dixième de l’énergie électrique produite par les centrales nucléaires d’ici 2030. Sans oublier le projet de la société Eolink sur le site d’Ifremer depuis le 19 avril 2018 qui a « largement dépassé l’objectif de puissance attendu », selon le fondateur, Marc Guyot.

Quant à Floatgen, il faudra patienter deux ans pour obtenir un retour d’expérience. Bon vent à elle !

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