Les émissions de CO2 dues au secteur de l’énergie à la hausse en 2018

Un « nouveau record » pour les émissions de CO2

Voilà ce qu’a confirmé le directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Fatih Birol, au cours d’un débat autour de la lutte contre le réchauffement climatique organisé le 17 octobre 2018 à Paris, au sein de l’ambassade de Pologne. Une bien mauvaise nouvelle à quelques jours de la COP24 qui se tiendra justement en Pologne, à Katowice.

Et le directeur de l’AIE s’est basé sur les prévisions établies au cours des neuf premiers mois de 2018. Gaz, charbon, pétrole, ces trois principales énergies fossiles exploitées dans le secteur de l’énergie sont donc à la hausse après trois ans de « stabilité » d’émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

Après la COP21, les enjeux pour la COP24

La prochaine Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), via la COP24 (24ème Conférence des Parties), doit aboutir à l’adoption des décisions issues de l’Accord de Paris, ayant clôturé la COP21 organisée à Paris en 2015.

Signé par 195 pays, cet accord a ainsi fixé comme objectif la maîtrise du réchauffement climatique sous 2°C, voire 1,5°C d’ici la fin du 21ème siècle. La COP24 n’a donc d’autres issues possibles que celle d’être une réussite, d’autant plus avec ce constat alarmant concernant les émissions de CO2.

Pour se maintenir à ces seuils, les émissions de gaz à effet de serre doivent avoir été réduites d’ici 2030 selon un rapport des experts climat de l’ONU (Giec) rendu au début du mois d’octobre 2018.

L’urgence d’agir d’ici 2020

Certains acteurs, à l’image de Laurent Fabius s’exprimant en tant qu’ancien président de la COP21, ont insisté sur l’importance de prendre des mesures en urgence et d’encourager les pays signataires à repenser leurs engagements d’ici 2020. « Quand vous regardez les conséquences tragiques du changement climatique, c’est aujourd’hui, et pas dans 50 ans »,a précisé l’actuel président du Conseil Constitutionnel.

À ses yeux, il faut une action groupée, forte pour tenir le défi face au changement climatique sous peine de conséquences « gravissimes, comme le laisse présager la multiplication des catastrophes auxquelles on assiste et qui n’épargnent aucune région du monde », a-t-il même ajouté.

Le défi est grand pour les participants de la Conférence internationale sur le climat. Son bon déroulement doit, entre autres priorités, ouvrir la voie à un abaissement concret des émissions de CO2 et serait la clé d’un avenir plus optimiste.

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