Le gouvernement envisage plusieurs scénarios pour faire évoluer EDF

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Maintenir le statu quo d’EDF

François de Rugy a affirmé que l’État étudie toutes les solutions, y compris le statu quo. « Ce n’est pas le changement pour le changement, c’est une question d’organisation, de structure (…) à l’horizon de 2030-2035, on va avoir une augmentation globale de la consommation électrique. Et pour résoudre l’équation du climat, nous considérons que cette consommation doit être satisfaite par des moyens non émetteurs de CO2, soit l’hydroélectrique, le nucléaire et le renouvelable » a-t-il encore estimé.

La possible décision de conserver la structure d’EDF est espérée par Jean-Bernard Lévy, PDG du groupe, qui préconise de ne fermer aucun autre réacteur que Fessenheim avant 2029.

Sortir EDF de la Bourse

La proposition de la CFE Énergies, le deuxième syndicat du groupe, consiste à « sortir EDF de la Bourse plutôt que le nucléaire d’EDF » et à le nationaliser. Mais Yves Marignac, directeur de Wise-Paris, agence d’études sur l’énergie, affirme que même si cette solution « serait un levier d’efficacité énergétique, il y a peu de chance que l’actuel gouvernement décide de l’actionner en faveur du nucléaire. Poser la question du nucléaire en France oblige à s’interroger sur le contrat qui lie EDF à la collectivité et un service public de l’électricité ».

Autre scénario envisagé : la création d’un nucléaire de France, à travers la nationalisation des activités nucléaires du groupe EDF dans une entité individuelle.

Partager Enedis et fermer 23 réacteurs

Le scénario proposé par l’association écologique WWF France permettrait de réduire les dépenses de centrales nucléaires en fermant 23 réacteurs d’ici à 2030.

En même temps, le plan du WWF vise à céder partiellement la filiale de distribution du groupe Enedis, qui représente plus de 25 % du chiffre d’affaires du groupe.

Une réforme de l’Arenh ?

Actuellement, l’Arenh (Accès régulé à l’énergie nucléaire historique) oblige EDF jusqu’en 2025 à vendre 25% de sa production électrique nucléaire au prix de 42 €/MWh, quels que soient les cours du marché. Par contre, il n’oblige pas les fournisseurs alternatifs à lui en acheter.

Une réforme de l’Arenh pourrait permettre une concurrence dans le domaine de la fourniture d’électricité.

Quelle sera finalement la décision du gouvernement ? Il faudra atteindre mi-novembre pour connaître la nouvelle Programmation Pluriannuelle de l’Énergie et en même temps l’avenir d’EDF.

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