L’Ademe publie une étude sur l’avenir énergétique de la France

Une sortie du nucléaire et l’essor des énergies renouvelables (Enr), le scénario idéal ? C’est en tout cas le scénario qui domine dans l’étude publiée par l’Ademe sur l’avenir de l’électricité en France entre 2020 et 2060. Au-delà des bénéfices pour l’environnement et du potentiel économique pour le pays que représentent les Enr, ce scénario permettrait au consommateur de réduire sa facture.

Une sortie du nucléaire d’ici 2060 ?

L’étude de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) publiée début décembre 2018 sur l’avenir de l’électricité en France concerne les années 2020-2060. Plusieurs scénarios tablent sur une exploitation des énergies renouvelables, l’éolien et le solaire en prime, et l’abandon progressif du nucléaire.

Autres arguments en faveur de l’essor des Enr mis en avant dans l’étude : le vieillissement du parc nucléaire français (surtout quand les réacteurs passent le cap des 50 ans d’âge) et la faible compétitivité des nouveaux réacteurs de type EPR à terme.

En tout cas, un mix électrique en 2050

À l’horizon 2050, la France pourrait fonctionner via un mix électrique dominé par l’usage des énergies renouvelables, à raison de 85 %. Un pourcentage qui passerait à plus de 95 % en 2060. Ce mix électrique serait favorable aux consommateurs puisqu’il entraînerait une baisse de la facture d’électricité selon l’étude.

Ces prévisions qui s’appuient sur des faits prévisibles : des coûts de stockage plus bas, des progrès technologiques et une maîtrise plus performante du réseau électrique, notamment grâce aux projets de réseaux électriques intelligents en cours, Linky, et l’essor des voitures électriques.

Les énergies renouvelables tiennent bon !

Bien que le nucléaire totalise encore 72 % de la production d’électricité en France, les énergies renouvelables tracent leur chemin. À ce jour, les barrages hydroélectriques représentent 12 % de la production, l’éolien 4 % et le solaire 2%. Mais l’Ademe considère que la diminution de l’exploitation de l’atome jusqu’en 2035 sera profitable au plus grand développement des énergies renouvelables. Un scénario qui reste à vérifier mais semble crédible.

Selon certains, l’étude de l’Agence se montre plus optimiste que les scénarios exposés dans la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) annoncé par Emmanuel Macron le 27 novembre 2018. Parmi les points essentiels évoqués, la fermeture de 14 réacteurs nucléaires, sur les 58 au total, dans le cadre du mix électrique acté par le Président de la République.